Lundi 06 Février 2012
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FIEVRE

Descriptif

Artiste : Simona Maicanescu
Genre : Théâtre
Du : 17/01/2010
Au : 20/03/2010


De Wallace Shawn
Mise en scène de Lars Noren
Avec Simona Maïcanescu


New-York de nos jours. Le capital de Karl Marx tombe entre les mains d'une femme, riche.

Improbable cadeau... Hypothèse invraisemblable : Le Communisme serait-il de nouveau à la mode ?!...

Partie en voyage, cette "Candide" se heurte, à chacune de ses escales dans un pays pauvre, à l'éternel paradoxe: ceux qui ont tout / ceux qui n'ont rien. Elle s'émeut, pose des questions simples, dérangeantes. Loin des certitudes de toutes doctrines mais si près de ce qui, aujourd'hui, nous submerge.

L'humour ginçant de ce texte, ses vérités, n'épargnent personne. Les émotions surgissent... La fièvre vous gagne.

Votre avis

Je suis allée voir "Fièvre" jeudi dernier...
Très bon spectacle , performance d'actrice....
Simona Maïcanescuest seule sur scène pendant 1h30 et on ne s'ennuit pas....
Le texte est dense et les enchainements efficaces.

VOTRE AVIS

Merci , pour les bons spectacles propsé sur Paris-Billets et la bonne
humeur chevillée à la voix!
Michèle Quenardel

LA PRESSE

Simona Maïcanescu, l'imprécation.
« La comédienne d'origine roumaine interprète un monologue de
l'Américain Wallace Shawn nourri de ce que l'on peut nommer
"l'horreur économique". La mise en scène est signée Lars Norén,
"Fièvre" est un moment étonnant de théâtre, à voir, à écouter, à
applaudir, à méditer aux Mathurins.
Elle arrive par la salle. Elle est vêtue d'une robe-manteau noire. Elle a
une bouteille d'eau à la main. Elle la pose devant elle sur le plateau.
Elle se tient droite, face à la salle, en plein centre de la scène. Elle
s'agenouillera un moment pour boire, pour continuer à dire ce texte
très long et qui ne possède pas de chevilles sûres.
Simona Maïcanescu est une comédienne que l'on connaît très bien en
France. Elle est d'origine roumaine, mais elle a beaucoup joué, en
langue française et en France. Notamment à l'Odéon dans les années
90 avec Sophie Loucachevsky, Jean-François Peyret, Lukas Hemleb et
André Wilms, notamment.
Le texte de l'Américain Wallace Shawn (né en 43) date des années
85-90. C'est une fable sarcastique sur l'horreur économique. Le texte
n'a pas vieilli. Le monde, de ce point de vue, n'a pas changé. Tout est
plus grave, plus noir. Simplement si l'on peut dire.
Ce texte a frappé la comédienne. Elle l'a joué en langue anglaise.
Déjà mis en scène par l'écrivain suédois Lars Noren, elle le reprend
donc en français, une traduction qu'elle a elle-même établi.
Le spectacle est d'une sobriété rigoureuse. Des fonds lumineux
changeants (Jean Poisson), sous le manteau chic, la robe de bure
(voyez la photo de François Berthon) ou le tee shirt, comme on veut,
qui fait le "personnage", une humaine parmi d'autres (Chatoon). Un
peu de son, très peu, très frappant (Sophie Buisson).
On écoute. On ne décroche pas. Il y a là bien des détours, sans
doute. La comédienne est d'une tenue fascinante. Elle refuse tout
effet. Sobriété et rigueur, répétons ces deux mots qui n'interdisent
jamais l'émotion. Et puis on sort de là en souhaitant lire le texte non
encore publié...Ce texte, ainsi que le formule Lars Noren "est un
beau texte, majeur, terrifiant". Mais il est également "indispensable"
car "il décrit la vie, ou plutôt la fuite de la vie. Notre vie à nous et
celle des autres dans la société occidentale." »

Le Figaro / Armelle Héliot – 10 février 2010

« Simona Maïcanescu parvient à la perfection du jeu de comédienne :
ne plus en être une. Autrement dit, porter le naturel à son
paroxysme jusqu’à nous faire oublier que l’on est face à une
comédienne disant un texte. Nous voyons une femme, un être
humain, notre alter ego nous interpellant, nous parlant simplement.
Rarement une actrice aura autant disparu sous la femme. Son jeu est
une grande et formidable leçon. »
« Lars Norén pose donc sur scène une comédienne et son texte,
sans rien d’autre. De là vient la force du spectacle, qui nous fait
entendre magnifiquement le texte. »

Les Trois Coups - 27 janvier 2010

« C’est une petite femme fragile sur le devant de la scène. Seule sur
scène. Seule face à la détresse du monde. »
« Il faut écouter cette femme ouvrir la porte de nos inquiétudes, et
accepter que le théâtre ne soit pas là pour nous laisser en paix quand
tout autour c’est la guerre qui tient le haut de la scène. »

Pascale Pisani / Viva Presse - 20 janvier 2010

« Une bonne "Fièvre" aux Mathurins. La comédienne roumaine
Simona Maïcanescu est seule en scène. Elle a adapté, traduit et joue
ce texte dérangeant, presque du bout des lèvres, comme dans un
dialogue feutré à l’heure du thé dans un salon bourgeois. Elle a
demandé au dramaturge suédois Lars Noren de la mettre en scène.
L’immobilité de l’actrice et l’esthétique lumineuse et sobre de la
scénographie font résonner les mots de ce monologue qui interpelle.
Cette femme riche découvre soudain le vide de sa propre vie et ses
questions désordonnées, comme : "avez-vous déjà eu des amis
pauvres ?", viennent bousculer nos certitudes. »

France Info / Claire Baudéan - 19 janvier 2010

« Wallace Shawn dit son amertume avec des mots simples et
tranchants, où l'ironie se mêle à la poésie. »
« Simona Maïcanescu porte avec justesse et acuité ce monologue
tragico-politique. Elle est lucidité et aveuglement, révolte et
renoncement - le désespoir incarné quand elle finit, pieds nus, vidée,
vaincue. »
« Le grand dramaturge Lars Norén lui a montré la voie, sobre et
exigeante, dans une scénographie minimale - un vélum éclairé d'un
feu pâle virant du bleu à l'orange. L'incendie de Rome. La fin du
monde. »

Les Echos - 18 janvier 2010

« La fracture économique coupe le monde en deux, les pauvres et les
riches. C’est le coeur du sujet de "Fièvre" [...] Un monologue
politique et profond de l’américain Wallace Shawn magnifiquement
interprété par Simone Maïcanescu. »
« Elle joue avec ses mains, les tourne dans tous les sens. Ses mots
s’entrechoquent et résonnent avec beaucoup de sensibilité. »

Stéphane CAPRON / Scèneweb.fr - 17 janvier 2010

« On ne peut entrer dans "Fièvre" que si l’on accepte de se faire
emporter par une vision neuve, décalée, mais définitivement
indélébile. »
« Simona Maïcanescu [...] porte avec un feu ininterrompu l’émotion
qui la submerge. La comédienne offre une performance atypique
parce que loin du jeu et même du théâtre : elle est dans la vie, dans
ce monde et porte une parole dont il est rare qu’elle soit dite avec
une telle simplicité, une telle vérité, une telle évidence. »
« La mise en scène de Lars Norén, dont on comprend qu’il puisse
participer à ce projet tant il ressemble à ses propres pièces (la
violence en moins) est la plus minimaliste qu’il soit, le maître suédois
n’ayant visiblement pas voulu "théâtraliser" le moins du monde le
spectacle. »
« Et pour qui découvre ce texte fulgurant et essentiel, il y aura
fatalement un avant et un après "Fièvre" : l’étincelle qu’il allume se
propagera bien au-delà de la représentation, éclairant d’une
perspective nouvelle notre vision du monde et y répercutant l’échodans nos vies. »

Nicolas Arnstam / Froggy's Delight - 18 janvier 2010

« Il est rare de voir une comédienne s’approprier un texte avec une
telle intensité. Simona Maïcanescu a adapté ce monologue de Wallace
Shawn et le vit littéralement sur scène, seule. »
« Simona Maïcanescu nous entraîne dans une introspection de la
conscience avec candeur et inquiétude. Un voyage intérieur dont on
ne sort pas indemne. »
Christiane Passevant / Divergences - 15 janvier 2010
« La formidable comédienne Simona Maïcanescu offre sa magistrale
puissance de jeu... »
« On dirait que cette solitaire porte tous les malheurs du monde,
qu'elle ne saurait être heureuse tant qu'il y aura quelque part des
êtres humains qui connaissent la misère. Elle se demande à haute
voix : que faire pour arriver à changer le monde ? [...] Splendide
Simona qui EST cette femme. »

La Nouvelle République - 20 mars 2009

« Seule sur scène, Simona Maïcanescu. Seule… avec une femme qui
prend conscience. Seule… avec les inégalités, l’injustice, la misère.
Seule… avec un texte poignant. »

Radio Libertaire - 24 janvier 2010



FIEVRE

Categorie : 1 ere catégorie
Tarif Paris billets : 10 € au lieu de 32 €
+ frais de réservation : 2.8 €

THEATRE DES MATHURINS
36, rue des mathurins
75008 PARIS

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